En continuité avec mes lectures de Colère et temps et de Camille de tolédo,je voudrai tenter de répondre à cette question,en espérant que la réponse sera positive,Le concept de liberté existe-t-il?
Il ne s'agit pas d'argumenter sur la notion de liberté,mais bien d'être libre sur scène,si possible.
Solterdijk et Toledo,ainsi que beaucoup d'autres ont montré que toutes les idéologies si subversives qu'elles soient,sont forcément récupérées par le systême,à partir du moment ou celui-ci les a identifié.Ainsi le monde chaviré parvient-il toujours a se redresser,la Révolution est toujours suivie d'une réaction,comme nous le montre l'hisoire.Le concepte de liberté me semble dés lors inenvisagable comme quelque chose de continu et durable,mais plutot comme feu follet,à imaginer en pointillé.
Je voudrais arriver à rendre vivant deux concepts qui amon sens représentent le mieux ma définition du libre.
1 L'ESPRIT DE LA TERRE
Dans l'époir de saisir la nature infinie Faust invoque l'esprit de la Terre.A mesure que celui-ci se rapproche,Faust voit ces forces grandir,tandis qu'il lui semble que son coeur se donnera à l'Esprit tout entier.Mais lorsque celui-ci apparaît,il ne peut supporter sa vue.L'eprit est Eternel Océan/Activité changeante/Vie ardente.Il est ce mystère tant désiré qui échappe au moment ou l'on croit le tenir.
2 LA TAZ
"Le déclin des systèmes politique générera une profilération décentralisée de modes de vie expérimentaux"Hakim Bey
Hakim Bey,leplus grand piratologue mondiale et militant d'extreme gauche s'inspire de l'organisation des pirates pour inventer des nouvelles possibilités de s'extraire d'un systême.Concept de TAZ: Zone d'autonomie temporaire.
"Nous qui vivons dans le présent,sommes nous condamnée à ne jamais vivre l'autonomie,à ne jamais être,pour un moment sur une parcelle de terre qui ai pour seule loi la liberté?Le slogan Révolution! est devenu un cauchemar que nous avons beau combattre nous n'échappons jamais à cet état incube qui fait que chaque nouveau paradis est finalement administré par un nouvel ange de l'enfer"
Fort de ce constat,il,propose le soulèvement est TEMPORAIRE dans ce sens,le soulèvement est comme une expétience maximale,en opposition avec le standard de l'experience ordinaire,le soulevement comme les FESTIVALS,ne peuvent être quotidiens,sans quoi ils ne seraient pas non ordinaires.
TAZ;une insurrection sans engagement direct contre l'état,une opération de guérilla qui libère une zone(de terrain,de temps,d'imagination),puis se dissout pour se reformer ailleurs dans le temps et dans l'espace.
Sa plus grande force est son invisiblité.INDEFINISSABLE dans les termes du spectacle(comme l'esprit de la terre) : Frappez et fuyez!
Un groupe d'humains mettent en comun leurs efforts,UNION DES EGOISTES.
Stephen Andrews proposa,comme image de la société anarchiste,le diner;ou toute structure d'autorité se dissout dans la convivialité et la célébration.Ceux qui participent à l'insurrection notent systématiquement son caractère festif.
SE BATTRE POUR LE DROIT DE LA FETE n'est pas une parodie de lutte radicale,mais une manifestation de celle-ci,en accord avec une époque qui offre la télé et les téléphones comme moyen de tendre la main et de toucher d'aurtre êtres humains.
On remarque que toutes ses conceptions demandent non seulement beaucoup d'autonomie,mais aussi beaucoup de rapport avec les autres.comme tout le monde est dans des thêmes en rupture,je me demande ce que ça peut donner!Intresting
LEATICIA
mercredi 16 septembre 2009
lundi 14 septembre 2009
lecture pour tous(propsition de Colin)
Comité invisible
L'insurrection qui vient
Chaque secteur spécialisé de la connaissance fait à sa manière le constat d'un désastre. Les psychologues attestent d'inquiétants phénomènes de dissolution de la personnalité, d'une généralisation de la dépression qui se double, par points, de passages à l'acte fou. Les sociologues nous disent la crise de tous les rapports sociaux, l'implosion-recomposition des familles et de tous les liens traditionnels, la diffusion d'une vague de cynisme de masse ; à tel point que l'on trouve dorénavant des sociologues pour mettre en doute l'existence même d'une quelconque «société». Il y a une branche de la science économique - l'«économie non autistique» - qui s'attache à montrer la nullité de tous les axiomes de la prétendue «science économique». Et il est inutile de renvoyer aux données recueillies par l'écologie pour dresser le constat de la catastrophe naturelle.
Appréhendé ainsi, par spécialité, le désastre se mue en autant de «problèmes» susceptibles d'une «solution» ou, à défaut, d'une «gestion». Et le monde peut continuer sa tranquille course au gouffre.
Le Comité invisible croit au contraire que tous les remous qui agitent la surface du présent émanent d'un craquement tectonique dans les couches les plus profondes de la civilisation. Ce n'est pas une société qui est en crise, c'est une figure du monde qui passe. Les accents de fascisme désespéré qui empuantissent l'époque, l'incendie national de novembre 2005, la rare détermination du mouvement contre le CPE, tout cela est témoin d'une extrême tension dans la situation. Tension dont la formule est la suivante : nous percevons intuitivement l'étendue de la catastrophe, mais nous manquons de tout moyen pour lui faire face.
L'insurrection qui vient tâche d'arracher à chaque spécialité le contenu de vérité qu'elle retient, en procédant par cercles. Il y a sept cercles, bien entendu, qui vont s'élargissant. Le soi, les rapports sociaux, le travail, l'économie, l'urbain, l'environnement, et la civilisation, enfin. Arracher de tels contenus de vérité, cela veut dire le plus souvent : renverser les évidences de l'époque. Au terme de ces sept cercles, il apparaît que, dans chacun de ces domaines, la police est la seule issue au sein de l'ordre existant. Et l'enjeu des prochaines présidentielles se ramène à la question de savoir qui aura le privilège d'exercer la terreur ; tant politique et police sont désormais synonymes.
L'insurrection qui vient nous sort de trente ans où l'on n'aura cessé de rabâcher que «l'on ne peut pas savoir de quoi la révolution sera faite, on ne peut rien prévoir». De la même façon que Blanqui a pu livrer les plans de ce qu'est une barricade efficace avant la Commune, nous pouvons déterminer quelles voies sont praticables hors de l'enfer existant, et lesquelles ne le sont pas. Une certaine attention aux aspects techniques du cheminement insurrectionnel n'est donc pas absente de cette partie. Tout ce que l'on peut en dire ici, c'est qu'elle tourne autour de l'appropriation locale du pouvoir par le peuple, du blocage physique de l'économie et de l'anéantissement des forces de police.
Appréhendé ainsi, par spécialité, le désastre se mue en autant de «problèmes» susceptibles d'une «solution» ou, à défaut, d'une «gestion». Et le monde peut continuer sa tranquille course au gouffre.
Le Comité invisible croit au contraire que tous les remous qui agitent la surface du présent émanent d'un craquement tectonique dans les couches les plus profondes de la civilisation. Ce n'est pas une société qui est en crise, c'est une figure du monde qui passe. Les accents de fascisme désespéré qui empuantissent l'époque, l'incendie national de novembre 2005, la rare détermination du mouvement contre le CPE, tout cela est témoin d'une extrême tension dans la situation. Tension dont la formule est la suivante : nous percevons intuitivement l'étendue de la catastrophe, mais nous manquons de tout moyen pour lui faire face.
L'insurrection qui vient tâche d'arracher à chaque spécialité le contenu de vérité qu'elle retient, en procédant par cercles. Il y a sept cercles, bien entendu, qui vont s'élargissant. Le soi, les rapports sociaux, le travail, l'économie, l'urbain, l'environnement, et la civilisation, enfin. Arracher de tels contenus de vérité, cela veut dire le plus souvent : renverser les évidences de l'époque. Au terme de ces sept cercles, il apparaît que, dans chacun de ces domaines, la police est la seule issue au sein de l'ordre existant. Et l'enjeu des prochaines présidentielles se ramène à la question de savoir qui aura le privilège d'exercer la terreur ; tant politique et police sont désormais synonymes.
L'insurrection qui vient nous sort de trente ans où l'on n'aura cessé de rabâcher que «l'on ne peut pas savoir de quoi la révolution sera faite, on ne peut rien prévoir». De la même façon que Blanqui a pu livrer les plans de ce qu'est une barricade efficace avant la Commune, nous pouvons déterminer quelles voies sont praticables hors de l'enfer existant, et lesquelles ne le sont pas. Une certaine attention aux aspects techniques du cheminement insurrectionnel n'est donc pas absente de cette partie. Tout ce que l'on peut en dire ici, c'est qu'elle tourne autour de l'appropriation locale du pouvoir par le peuple, du blocage physique de l'économie et de l'anéantissement des forces de police.
Comité invisible
Le Comité invisible est une tendance de la subversion présente.
Le Comité invisible est une tendance de la subversion présente.
Sortie 22 mars 2007
128 pages - 7 euros
ISBN2-913372-62-7
128 pages - 7 euros
ISBN2-913372-62-7
Diffusion - Distribution
Mas de Vert, Petit route de Saint-Gilles
BP150 13631 Arles cedex
Comptoir parisien :
13, place André-Masson 75013 Paris / Tél : 01 53 80 02 23
BP150 13631 Arles cedex
Comptoir parisien :
13, place André-Masson 75013 Paris / Tél : 01 53 80 02 23
Commandes libraires
thématique de Roberto G
Les réflexions de François Cusset ont particulièrement retenu mon attention. Si
je m'en souviens bien c'est surtout cette idée que la "crise" est une crise du
langage et que l'utilisation de ce terme dans un moment tel est, selon lui, une
fois de
plus un signe de l'abrutissement généralisé qui s'est emparé du monde depuis
mai 68. Je pense d'ailleurs que de lire son ouvrage intitulé "contre-discours
de mai" pourrait être une piste que je suivrais volontier.
Tout ceci à la lumière du prométhée moderne décrit par Mary Shelley dans son
Frankenstein, si on lit sous l'angle qui prétendrait mettre en analogie la
créature du Dr Frankenstein avec le Théâtre.
Avec le concept de "société" naît le concept du "théâtre" et avec le concept de
"langage", et avec l'idée de "babélisation du monde" et puis finalement le
concept de "monstre destructeur".
Arretons nous un instant autour de ce concept de "Théatre/ père de la société/
Langage/ Média" qui
deviens "Monstre/ Machine à abrutir/ Créature du Dr Frankenstein" et utilisons
formellement un
langage en
rapport avec l'économie en essayant d'AGIR sur le public, de la même manière que
la publicité ou la télévision (et aussi par extension toute forme de média axé
autour du stimulus) AGIT sur le spectateur et on obtiens ce qui m'intéresserais
d'explorer dans ce spectacle.
A ce sujet il y a un livre qui s'appelle "Traité de violence" de W.Sofski, ou il
y a tout un chapitre qui parle des spectateurs. Le style est très sec. c'est
très factuel, un peu sadien, je peux tout à fait m'imaginer dire ces mots sur
scène.
je m'en souviens bien c'est surtout cette idée que la "crise" est une crise du
langage et que l'utilisation de ce terme dans un moment tel est, selon lui, une
fois de
plus un signe de l'abrutissement généralisé qui s'est emparé du monde depuis
mai 68. Je pense d'ailleurs que de lire son ouvrage intitulé "contre-discours
de mai" pourrait être une piste que je suivrais volontier.
Tout ceci à la lumière du prométhée moderne décrit par Mary Shelley dans son
Frankenstein, si on lit sous l'angle qui prétendrait mettre en analogie la
créature du Dr Frankenstein avec le Théâtre.
Avec le concept de "société" naît le concept du "théâtre" et avec le concept de
"langage", et avec l'idée de "babélisation du monde" et puis finalement le
concept de "monstre destructeur".
Arretons nous un instant autour de ce concept de "Théatre/ père de la société/
Langage/ Média" qui
deviens "Monstre/ Machine à abrutir/ Créature du Dr Frankenstein" et utilisons
formellement un
langage en
rapport avec l'économie en essayant d'AGIR sur le public, de la même manière que
la publicité ou la télévision (et aussi par extension toute forme de média axé
autour du stimulus) AGIT sur le spectateur et on obtiens ce qui m'intéresserais
d'explorer dans ce spectacle.
A ce sujet il y a un livre qui s'appelle "Traité de violence" de W.Sofski, ou il
y a tout un chapitre qui parle des spectateurs. Le style est très sec. c'est
très factuel, un peu sadien, je peux tout à fait m'imaginer dire ces mots sur
scène.
Contribution de Anne-Shlomit 04.06.2009
Anna,
J'ai bien reçu ton message et voilà ce que je peux proposer à cette heure.
Roberto m'a dit que tu lui avais soufflé l'idée du judaïsme et je trouve cela plutôt marrant de voir que cet état de "juifité" titille et interroge mon entourage. Car quelques jours après cette suggestion lancée l'air de rien à Roberto, mon amie Anne-Julie que tu as rencontrée aux Bains à Vals m'a soumis un article sur la question du sionsime. Il s'agit d'un article écrit par le président de la communauté juive de Marseille, Pierre STANBOUL qui critique fortement le mouvement sioniste. Elle voulait savoir ce que j'en pensais sachant très bien que mon grand-père faisait partie de ce mouvement en Allemagne. Pays qu'il a fuit en 33 pour se réfugier en Israël. Je me dis donc que c'est peut-être un signe; celui de m'interroger sur la question plus profondément que ce que j'ai fait jusqu'ici.
Outre mon histoire personnelle, je désirerais m'appuyer sur un ouvrage intitulé: PORTRAITS JUIFS de Herlinde Koelbl, il s'agit de témoignages sous forme d'interview de ceux qui ont survécu en fuyant l'Allemagne pour faire leur vie ailleurs. C'est un gros livre de 400 pages édité chez ARCHE. Je te scanne donc juste la post-face pour te faire une idée et peut-être que quand je me serai attaché plus précisément à certains destins, je t'enverrai plus spécifiquement les textes. Bien que je pense que le livre vaut vraiment la peine d'être lu.
A ce jour, je ne sais pas qu'est-ce que j'ai réellement envie de dire ou surtout comment j'ai envie de raconter "cette juifité". Est-ce que c'est du sionisme plus largement que je désire m'interroger? J'imagine à priori que le sionisme comme idéologie cadrerait plus facilement avec la thématique du projet.
En tout les cas, voilà ce que je peux dire aujourd'hui, j'espère que ce n'est pas trop vague?
En pièce jointe tu trouveras donc cette post-face qui résume l'ouvrage mentionné ci-dessus et je te donne le site où tu peux lire l' article donné par cette copine:
http:socio13.wordpress.com/2009/01/16 titre de l'article: POURQUOI Y- A -T -IL LA GUERRE A GAZA? A CAUSE DU SIONISME: introduction au débat sur cette idéologie.
Contribution de Marc du 18.06.2009
Question. la révolution est elle une notion qui vous intéresse?
Les révolutions éclatent quand les disositions d'esprit
habituelles ont changé.
Il faudrait qu'il y ait une réelle volonté de saper la
tyrannie des multinationales. Que cette volonté perdure et gagne en
ampleur. Que les gens veuillent vraiment revenir au niveau de
conscience du dix neuvième siècle. A cette époque, le peuple pensait que
les ouvriers devraient posséder leurs moyens de production, que le
travail salarié était une forme d'esclavage.
C'est aussi ce que pensait le parti républicain vers le milieu
du 19ième siècle aux USA. Il a fallu d'intenses campagne de propagande
pour que les gens se débarrasnt de ces idées.
Mais supposez qu'elles reviennent, et qu'un réel courant de la
population se mobilise pour re-démocratiser la société, l'économie, les relations
sociales, et contester ce pouvoir qui estime n' avoir de compte à rendre
à personne. Supposez que le mouvement s'amplifie et que les puissants se
sentent obligés de resister par la violence. Alors vous emtrez dans une
situation révolutionnaire.
Question: Vous définissez vous toujours comme un anarchiste ?
L'anarchie recouvre beaucoup de choses différentes. Mais il y
a un courant au sein de l'anarchie qui est l'héritage direct du
libéralisme classique, qui s'efforce de défendre la liberté et la
démocratie contre le capitalisme. Ces courants anarchistes s'efforcent
de proposer des formes d'organisation susceptibles d'aider les
gens à multiplier les fruits de la liberté.
Les anarchistes ont toujours été attachés à un principe
fondamental : toute forme d'autorité, de hiérarchie, doit être remise en
question et doit prouvé son bien-fondé. IL n'y a pas
d'auto-justification qui tienne. Cela vaut aussi bien pour les relations
entre les parents et les enfants, les hommes et les femmes,
dans le monde du travail ou entre les états. IL faut repérer toutes eles
formes d'autorité et les sommer de se justifier.
Certaines ont un bien-fondé. Ainsi, les relations entre une
mère et son enfant sont de nature autoritaire. Mais toute forme
d'autorité qui ne peut prouver son bien-fondé est illégitime, et on
est en droit de la renverser. C'est vrai à tous les niveaux, des
relations individuelles aux relations internationales. A mon
avis tel est l'apport essentiel de la pensée anarchiste. IL vient tout
droit des luttes populaires, des Lumières.
Voilà je t'appelle lundi, on essaie de se boire un café la semaine
prochaine à plus bisoux Marc
Les révolutions éclatent quand les disositions d'esprit
habituelles ont changé.
Il faudrait qu'il y ait une réelle volonté de saper la
tyrannie des multinationales. Que cette volonté perdure et gagne en
ampleur. Que les gens veuillent vraiment revenir au niveau de
conscience du dix neuvième siècle. A cette époque, le peuple pensait que
les ouvriers devraient posséder leurs moyens de production, que le
travail salarié était une forme d'esclavage.
C'est aussi ce que pensait le parti républicain vers le milieu
du 19ième siècle aux USA. Il a fallu d'intenses campagne de propagande
pour que les gens se débarrasnt de ces idées.
Mais supposez qu'elles reviennent, et qu'un réel courant de la
population se mobilise pour re-démocratiser la société, l'économie, les relations
sociales, et contester ce pouvoir qui estime n' avoir de compte à rendre
à personne. Supposez que le mouvement s'amplifie et que les puissants se
sentent obligés de resister par la violence. Alors vous emtrez dans une
situation révolutionnaire.
Question: Vous définissez vous toujours comme un anarchiste ?
L'anarchie recouvre beaucoup de choses différentes. Mais il y
a un courant au sein de l'anarchie qui est l'héritage direct du
libéralisme classique, qui s'efforce de défendre la liberté et la
démocratie contre le capitalisme. Ces courants anarchistes s'efforcent
de proposer des formes d'organisation susceptibles d'aider les
gens à multiplier les fruits de la liberté.
Les anarchistes ont toujours été attachés à un principe
fondamental : toute forme d'autorité, de hiérarchie, doit être remise en
question et doit prouvé son bien-fondé. IL n'y a pas
d'auto-justification qui tienne. Cela vaut aussi bien pour les relations
entre les parents et les enfants, les hommes et les femmes,
dans le monde du travail ou entre les états. IL faut repérer toutes eles
formes d'autorité et les sommer de se justifier.
Certaines ont un bien-fondé. Ainsi, les relations entre une
mère et son enfant sont de nature autoritaire. Mais toute forme
d'autorité qui ne peut prouver son bien-fondé est illégitime, et on
est en droit de la renverser. C'est vrai à tous les niveaux, des
relations individuelles aux relations internationales. A mon
avis tel est l'apport essentiel de la pensée anarchiste. IL vient tout
droit des luttes populaires, des Lumières.
Voilà je t'appelle lundi, on essaie de se boire un café la semaine
prochaine à plus bisoux Marc
Dernier spectacle de Jan Fabre
roductions / Théâtrographie
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lundi 10 août 2009
et j'ajouterais:
"L'animal fait un avec la nature, l'homme fait deux. Des animaux dénaturés, voilà ce nous sommes." Vercors
Le scandale de la décadence poursuit depuis quelque temps le toro bravo. Cette année encore, la feria de Séville, en avril, et celle de la san Isidro à Madrid en mai, ont été témoins du triste spectacle d'un animal jadis puissant et féroce qui n'est plus qu'une créature impotente, infirme, épuisée et parfois douce comme le miel, dont on a pressé jusqu'à la dernière goutte d'ardeur, de race et de bravoure. Tel est le protagoniste de la corrida moderne, celui qu'ont réussi à imposer les toreros vedettes et qui apparaît aujourd'hui comme le principal ennemi de la corrida.
Pour l'heure, la majorité des aficionados ont déserté les arènes, occupées désormais par un nouveau public ignorant et festif. Pourtant, aussi incompréhensible que cela puisse paraître, aucun des acteurs du monde de la tauromachie ne semble disposé à chercher des solutions. Où se trouve l'explication? D'abord, dans l'évolution de la corrida; ensuite dans la sélection.
Les toros du 19ème siècle et du début du 20ème étaient des animaux imposants, violents, rudes et brutaux, et les toreros les combattaient. En d'autres termes, ils les affrontaient, ils bataillaient et esquivaient leurs coups de corne jusqu'à l'estocade finale. Puis est apparu Juan Belmonte (1892-1962) et, avec lui, le combat est devenu un art, imposant un changement radical dans le comportement du toro.
C'est ainsi qu'on en arrive à la sélection génétique, qui est le domaine des éleveurs, véritables scientifiques auto-didactes qui, sans être vétérinaires, ni généticiens, ni médecins, ont réussi à faire du toro d'aujourd'hui une anomalie au sein de sa propre espèce. On veut un taureau qui baisse la tête devant la cape, qui se soumette aux piques, poursuive les banderillos et fasse montre d'endurance et de noblesse pendant le long travail à la muleta. Mais on veut aussi qu'il ait de la présence et qu'il soit beau, harmonieux, noble, doux, bon. Bref, on recherche un inexistant merle blanc, un hybride, mi-artiste, mi-fauve, pour une nouvelle conception de la corrida. Voilà en tout cas pour la théorie, car, dans les faits, la sélection a dégénéré, donnant un animal sans force, dénaturé et parfois noble et doux à mourir d'ennui, qui, au lieu de respect, inspire de la pitié. Ajoutez à cela la quasi-disparition de l'afficionado connaisseur et exigeant et la domination des toreros stars, et voilà le résultat: une espèce bizarre, en mutation génétique constante, un animal nouveau destiné à un spectacle reconverti en rendez-vous mondain, où l'ignorance du public autorise la tromperie et la manipulation.
Hier, on combattait; aujourd'hui on torée. Hier, les aficionados faisaient la loi; aujourd'hui, ce sont les organisateurs de corrida. Et ces derniers imposent leurs critères en premier lieu aux éleveurs, qui ne sont pas maîtres chez eux. Le toro d'aujourd'hui est tel que l'ont conçu les toreros vedettes, conscients que cet animal moribond diminue les risques et leur offre des triomphes faciles devant des publics généralement plus intéressés par la l'alcool et les cigares que par la pureté du spectacle.
(...)
Joselito El Gallo boulversait les foules avec un animal moins volumineux que celui d'aujourd'hui mais féroce et combatif. Le torero d'aujourd'hui, à quelques rarissimes exceptions près qui ne suffisent pas à justifier son existence, est ennuyeux et insupportable en raison d'un toro dont on a tant modifié le comportement qu'il n'est plus compatible avec l'émotion. Ce toro moderne est un scandale qui, si l'on ne fait rien, mettra fin à la corrida.
Courrier International, Antonio Lorca-El Pais, Madrid
Pour l'heure, la majorité des aficionados ont déserté les arènes, occupées désormais par un nouveau public ignorant et festif. Pourtant, aussi incompréhensible que cela puisse paraître, aucun des acteurs du monde de la tauromachie ne semble disposé à chercher des solutions. Où se trouve l'explication? D'abord, dans l'évolution de la corrida; ensuite dans la sélection.
Les toros du 19ème siècle et du début du 20ème étaient des animaux imposants, violents, rudes et brutaux, et les toreros les combattaient. En d'autres termes, ils les affrontaient, ils bataillaient et esquivaient leurs coups de corne jusqu'à l'estocade finale. Puis est apparu Juan Belmonte (1892-1962) et, avec lui, le combat est devenu un art, imposant un changement radical dans le comportement du toro.
C'est ainsi qu'on en arrive à la sélection génétique, qui est le domaine des éleveurs, véritables scientifiques auto-didactes qui, sans être vétérinaires, ni généticiens, ni médecins, ont réussi à faire du toro d'aujourd'hui une anomalie au sein de sa propre espèce. On veut un taureau qui baisse la tête devant la cape, qui se soumette aux piques, poursuive les banderillos et fasse montre d'endurance et de noblesse pendant le long travail à la muleta. Mais on veut aussi qu'il ait de la présence et qu'il soit beau, harmonieux, noble, doux, bon. Bref, on recherche un inexistant merle blanc, un hybride, mi-artiste, mi-fauve, pour une nouvelle conception de la corrida. Voilà en tout cas pour la théorie, car, dans les faits, la sélection a dégénéré, donnant un animal sans force, dénaturé et parfois noble et doux à mourir d'ennui, qui, au lieu de respect, inspire de la pitié. Ajoutez à cela la quasi-disparition de l'afficionado connaisseur et exigeant et la domination des toreros stars, et voilà le résultat: une espèce bizarre, en mutation génétique constante, un animal nouveau destiné à un spectacle reconverti en rendez-vous mondain, où l'ignorance du public autorise la tromperie et la manipulation.
Hier, on combattait; aujourd'hui on torée. Hier, les aficionados faisaient la loi; aujourd'hui, ce sont les organisateurs de corrida. Et ces derniers imposent leurs critères en premier lieu aux éleveurs, qui ne sont pas maîtres chez eux. Le toro d'aujourd'hui est tel que l'ont conçu les toreros vedettes, conscients que cet animal moribond diminue les risques et leur offre des triomphes faciles devant des publics généralement plus intéressés par la l'alcool et les cigares que par la pureté du spectacle.
(...)
Joselito El Gallo boulversait les foules avec un animal moins volumineux que celui d'aujourd'hui mais féroce et combatif. Le torero d'aujourd'hui, à quelques rarissimes exceptions près qui ne suffisent pas à justifier son existence, est ennuyeux et insupportable en raison d'un toro dont on a tant modifié le comportement qu'il n'est plus compatible avec l'émotion. Ce toro moderne est un scandale qui, si l'on ne fait rien, mettra fin à la corrida.
Courrier International, Antonio Lorca-El Pais, Madrid
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