lundi 14 septembre 2009

thématique de Roberto G

Les réflexions de François Cusset ont particulièrement retenu mon attention. Si
je m'en souviens bien c'est surtout cette idée que la "crise" est une crise du
langage et que l'utilisation de ce terme dans un moment tel est, selon lui, une
fois de
plus un signe de l'abrutissement généralisé qui s'est emparé du monde depuis
mai 68. Je pense d'ailleurs que de lire son ouvrage intitulé "contre-discours
de mai" pourrait être une piste que je suivrais volontier.
Tout ceci à la lumière du prométhée moderne décrit par Mary Shelley dans son
Frankenstein, si on lit sous l'angle qui prétendrait mettre en analogie la
créature du Dr Frankenstein avec le Théâtre.
Avec le concept de "société" naît le concept du "théâtre" et avec le concept de
"langage", et avec l'idée de "babélisation du monde" et puis finalement le
concept de "monstre destructeur".

Arretons nous un instant autour de ce concept de "Théatre/ père de la société/
Langage/ Média" qui
deviens "Monstre/ Machine à abrutir/ Créature du Dr Frankenstein" et utilisons
formellement un
langage en
rapport avec l'économie en essayant d'AGIR sur le public, de la même manière que
la publicité ou la télévision (et aussi par extension toute forme de média axé
autour du stimulus) AGIT sur le spectateur et on obtiens ce qui m'intéresserais
d'explorer dans ce spectacle.

A ce sujet il y a un livre qui s'appelle "Traité de violence" de W.Sofski, ou il
y a tout un chapitre qui parle des spectateurs. Le style est très sec. c'est
très factuel, un peu sadien, je peux tout à fait m'imaginer dire ces mots sur
scène.

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